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Taxe sur les nouveaux terminaux numériques - Ce qu'il faut comprendre dès le 1er juin 2026

BZV, 29 mai 2026
Signé : Ismaël Gatse Pea

Le gouvernement congolais mettra en application, à compter du 1er juin 2026, une nouvelle taxe sur les terminaux numériques à cartes SIM importés en République du Congo. Cette mesure, prévue par la loi de finances 2026, concerne notamment les téléphones portables, tablettes, modems et autres appareils fonctionnant avec une carte SIM.

Face aux nombreuses interrogations des citoyens, l’Agence de Développement de l’Économie Numérique (ADEN) a organisé une séance de vulgarisation afin d’expliquer les contours de cette réforme.


Une taxe payable une seule fois


Selon les autorités, cette taxe s’applique uniquement aux nouveaux terminaux numériques importés à partir du 1er juin 2026. Elle ne sera payée qu’une seule fois durant toute la durée de vie de l’appareil.

Les technologies concernées sont les appareils fonctionnant en 2G, 3G, 4G et 5G.

Le montant de la taxe varie selon la technologie utilisée :

  • 2G : 1 300 F CFA ;
  • 3G : 6 500 F CFA ;
  • 4G et 5G : 10 000 F CFA.

Pourquoi cette nouvelle taxe ?


Pour les pouvoirs publics, cette mesure vise plusieurs objectifs.

D’abord, renforcer et moderniser les infrastructures numériques du pays. Ensuite, permettre à l’État de disposer de nouvelles recettes pour financer les projets liés au numérique.

Le gouvernement veut également mieux contrôler le marché des terminaux numériques. Selon l’ADEN, de nombreux appareils entrent actuellement sur le territoire sans déclaration douanière, rendant difficile toute traçabilité ou planification du secteur.

Grâce à cette taxe, les autorités espèrent disposer de données fiables sur les appareils utilisés au Congo, lutter contre les téléphones non conformes et limiter les circuits informels.


Qui devra payer ?


La taxe concerne principalement :

  • les importateurs ;
  • les particuliers ramenant un téléphone ou une tablette de l’étranger pour un usage personnel.

En revanche, les téléphones déjà présents sur le marché congolais avant 2026 sont exemptés. Ainsi, un appareil acheté localement à Brazzaville avant l’entrée en vigueur de la mesure ne sera pas taxé.

Les nouveaux terminaux

Comment se fera le contrôle ?


Tous les nouveaux terminaux devront être enregistrés dans le Registre Central d’Identité des Terminaux (RCIT). Les opérateurs de téléphonie mobile devront connecter leurs systèmes à cette plateforme afin de permettre un contrôle en temps réel.

Les particuliers disposeraient d’un délai de 45 jours après l’entrée du terminal sur le territoire pour payer la taxe et régulariser leur situation.


Quels risques en cas de non-paiement ?


Les autorités préviennent que tout appareil non déclaré pourrait devenir inutilisable sur les réseaux GSM du pays. Concrètement, il pourrait être impossible de passer des appels, d’envoyer des SMS ou d’utiliser internet mobile.

Des sanctions prévues par la réglementation en vigueur pourraient également être appliquées.

Nouvelle taxe

Une réforme qui suscite déjà débats


Si le gouvernement présente cette taxe comme un moyen de moderniser l’écosystème numérique congolais, plusieurs citoyens s’interrogent déjà sur son impact réel sur le pouvoir d’achat et le coût des appareils importés.

D’autres estiment néanmoins que cette mesure pourrait contribuer à assainir le marché des téléphones et à lutter contre les appareils contrefaits ou non homologués.

Une chose est certaine : à partir du 1er juin 2026, tout nouveau terminal numérique importé au Congo devra désormais passer par cette nouvelle procédure.